Une brève histoire du Jōdō

Le jōdō (杖道, littéralement. « voie du bâton ») est un art martial traditionnel japonais utilisant le jō, un bâton en bois

Le jōdō est issu du jō-jutsu, inventé par Muso Gonnosuke. La naissance de cet art martial traditionnel japonais, est lié, étonnament, à une défaite . . .

Au dix-septième siècle, Muso Gonnosuké Katsuyoshi était un samouraï de l’école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu, invaincu jusqu’à sa rencontre avec Miyamoto Musashi*. Lors de cette rencontre, il fut défait en duel par ce génie du sabre japonais.

* Miyamoto Musashi tua son premier homme à l’âge de 13 ans et mourut à 60 ans (âge vénérable pour l’époque,) Il aurait remporté une so0orin no Sho ou Écrits sur les Cinq Roues) et il est considéré comme le plus grand sabreur du Japon médiéval, une période particulièrement mouvementé.

Suite à sa défaite avec Musashi, Muso Gonnosuké Katsuyoshi sillonna le Japon pour y étudier de nombreux styles, dans le but de prendre sa revanche. Après de longues recherches et méditations, il créa et codifia le jōjutsu. La tradition veut que, dans une grotte sur le mont Honman, dans la région de Kyushu (sud du Japon, près de la ville de Fukuoka), il fit un rêve où un enfant lui disait : « Trouve le plexus solaire avec un bâton rond. » S’inspirant de ce message, Gonnosuke confectionna une nouvelle arme : c’était un simple bâton de section ronde mesurant environ 30 cm de plus qu’un sabre.