Le jōdō (prononciation joodoo) est un art martial traditionnel japonais où se font face un partenaire maniant le jō (un bâton droit de 1,28 m) et un autre maniant un sabre en bois.

La pratique, codifiée sous forme de katas, rend cette discipline accessible à tout âge à partir de 14 ans, du loisir à la compétition.

Le jōdō se pratique à deux ; l’un des partenaires manie un sabre (en bois), l’autre le jō. Après avoir maîtrisé les exercices de base (kihons), on apprend les 12 katas (combats chorégraphiés), codifiés à partir de la fin des années 1960, par la fédération japonaise, appelés Sete jō. Une fois le Sete jō bien assimilé, on peut commencer à étudier la forme ancienne Koryu (ou jō-Jutsu).

 

 

Dans l’esprit du jōdō, nous ne devons pas avoir l’esprit offensif mais en fonction de l’attaque, nous adopterons notre attitude afin de contrôler l’action de l’adversaire.

Il ne s’agit pas de blesser l’adversaire mais il s’agit de lui faire comprendre qu’il ne faut pas avoir l’esprit d’attaque.

Avec le sabre, il est difficile de ne pas blesser gravement l’adversaire, mais avec le jō, on peut lui faire comprendre, sans le blesser gravement, qu’il ne faut pas avoir l’esprit d’attaque.

La plupart des techniques au jō s’effectuent avec l’état d’esprit Go no Sen : laisser l’adversaire attaquer pour pouvoir ensuite contre-attaquer et prendre le dessus.

Les objectifs du jōdō ne doivent pas se limiter à augmenter nos capacités physiques mais ils doivent permettre d’élever notre degré d’éveil et ainsi d’accroître nos facultés de discernement.

  1. le respect d’autrui, la confiance, la patience

  2. la santé : le corps se renforcera, les réflexes s’affineront

  3. la posture : l’amélioration générale de la posture amènera même des retombées jusque dans la vie sociale

  4. le jugement : meilleures facultés d’adaptation, meilleures prises de décision

  5. le comportement : en adoptant une attitude de plus en plus juste, nous serons à même de faire face avec harmonie aux différents aléas de la vie